Depuis l’éboulement meurtrier du 20 août 2025 aux Égratz, entre Chamonix et Passy, la descente de la RN205 restera fermée au moins jusqu’en novembre. Les autorités invoquant des risques persistants d’instabilités et de nouveaux éboulements. Mont Blanc Planet fait le point sur les travaux à envisager et les solutions possibles.

Une fermeture prolongée de la RN205 qui s’impose face au danger
La préfecture de Haute-Savoie a officialisé ce que beaucoup redoutaient : la descente de la RN205, axe vital entre Chamonix et Passy, ne rouvrira pas avant novembre. Cette décision, aussi attendue qu’inquiétante, fait suite aux analyses menées par les spécialistes du Service de Restauration des Terrains en Montagne (RTM).
L’éboulement survenu le 20 août 2025 a marqué les esprits. Deux jeunes vacanciers y ont perdu la vie, piégés dans leur véhicule sous une masse rocheuse. Depuis, les investigations sur le terrain ont révélé la présence de nombreuses zones instables menaçant à tout moment de provoquer de nouvelles chutes de blocs.
Dans ce contexte, le maintien de la fermeture s’avère une mesure indispensable pour éviter un nouveau drame. La priorité reste la sécurité des usagers, alors même que les conditions météorologiques compliquent les opérations.
Des instabilités géologiques encore très actives
Selon les rapports du RTM, les falaises dominant la RN205 présentent encore des signes d’altération structurelle. La zone touchée, très escarpée et soumise à de fortes variations climatiques, est connue pour sa fragilité.
Les experts ont identifié :
- Des blocs en équilibre précaire risquant de se détacher à tout moment
- Des failles possibles causées par les intempéries récentes
- Des poches d’eau infiltrée, favorisant les glissements de terrain
À cela s’ajoute un facteur aggravant : la succession d’épisodes orageux et de fortes pluies au cours des dernières semaines a saturé les sols, provoquant un lessivage accéléré des versants.
Une sécurisation complexe et coûteuse à mettre en œuvre
Face à cette menace persistante, les autorités réfléchissent à renforcer la sécurité de la zone. Ils étudient plusieurs travaux comme :
- Le purgeage manuel des parois les plus instables
- L’installation de nouveaux filets pare-blocs
- La mise en place de capteurs pour détecter les micro-mouvements
Ce chantier d’envergure mobilise des équipes spécialisées en haute montagne. Il nécessite une logistique complexe et des interventions suspendues en fonction des conditions météo. Le coût n’est pas encore chiffré. Mais le chantier s’annonce compliqué au regard de la configuration géographique du site.
Une circulation maintenue mais sous contrainte
Pour maintenir un minimum de fluidité, la circulation montante entre Passy et Chamonix reste autorisée via le viaduc des Égratz, exceptionnellement mis en double sens. Cette solution de repli permet aux automobilistes et professionnels du transport de continuer à accéder à la vallée de Chamonix.
Mais cette circulation bidirectionnelle sur une infrastructure conçue pour un seul sens impose des limitations strictes :
- Réduction de la vitesse maximale autorisée
- Interdiction ponctuelle aux poids lourds selon les horaires (le tunnel du Mont Blanc ferme entre septembre et mi-décembre)
- Surveillance accrue par les forces de l’ordre et les caméras
Les autorités rappellent que cette organisation reste provisoire et susceptible d’évoluer rapidement en fonction de l’évolution du terrain.
Un impact fort sur le tourisme et l’économie locale
La fermeture prolongée de la RN205 dans le sens descendant peut avoir des répercussions directes sur l’activité économique de la région. La vallée de l’Arve, haut lieu du tourisme alpin et des sports de montagne, dépend fortement de la fluidité de ses axes routiers.
Du côté du transport de marchandises, les itinéraires de contournement entraînent des surcoûts logistiques. Le secteur du BTP, qui compte sur des livraisons régulières, est lui aussi pénalisé.
Les habitants de la vallée face à une situation prolongée
Pour les riverains, cette fermeture est une source quotidienne de frustration. Les temps de trajet allongés, la densification du trafic dans certaines zones de report et les incertitudes liées à la météo génèrent un climat d’instabilité difficile à vivre.
Certains habitants, notamment dans les communes de Servoz, Les Houches et Passy, ont exprimé leur inquiétude face à une situation qui pourrait s’éterniser.
Des précédents qui montrent l’ampleur du problème
La RN205 n’en est pas à son premier épisode de fermeture. Les Égratz, zone hautement sensible, ont déjà connu plusieurs éboulements au cours des deux dernières décennies. Celui de 2011 avait déjà entraîné des travaux de sécurisation.
Ces incidents répétés posent une question de fond sur l’avenir de cette route stratégique. Faut-il envisager une déviation permanente ou investir massivement dans une mise en sécurité durable ? Les débats sont ouverts, y compris au sein des collectivités locales et de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Quel avenir pour la RN205 ?
La situation actuelle relance le débat sur la résilience des infrastructures en zone montagneuse. Alors que le dérèglement climatique accroît la fréquence des événements extrêmes, il devient indispensable de repenser l’aménagement des routes en altitude.
Plusieurs scénarios sont à l’étude :
- La construction de casquettes ou galeries de protection sous roche
- La surveillance / prévention grâce aux nouvelles technologies
- Le doublement du viaduc des Egratz
La décision finale dépendra d’un équilibre complexe entre les contraintes techniques, les budgets disponibles et la pression des usagers.
Quel serait le coût d’un doublement du viaduc des Égratz ?

Face aux fermetures répétées et à l’instabilité chronique de la zone, plusieurs voix s’élèvent pour demander la construction d’un second viaduc parallèle à celui existant. Une telle infrastructure permettrait de sécuriser durablement le trafic en assurant une séparation stricte des flux montants et descendants, tout en offrant une alternative en cas d’incident.
Selon les premières estimations d’ingénierie, le coût d’un projet de doublement du viaduc pourrait osciller entre 80 et 120 millions d’euros, en fonction des solutions techniques retenues et des aléas géologiques du site. Il s’agirait là d’un investissement majeur pour la région, mais susceptible d’assurer une continuité de service essentielle pour l’économie locale et le tourisme. Cette première estimation réalisée par une IA est à affiner en tenant compte du secteur géographique et des surcoût engendrés par la construction d’ouvrages d’arts en montagne.
Voici un tableau récapitulatif des principaux postes de dépenses envisagés :
| Poste de dépense | Coût estimé (en millions d’euros) |
|---|---|
| Études géotechniques et d’impact environnemental | 8 à 10 M€ |
| Travaux de terrassement et fondations | 15 à 20 M€ |
| Construction de l’ouvrage principal (viaduc béton ou mixte acier-béton) | 35 à 50 M€ |
| Équipements de sécurité et signalisation | 5 à 8 M€ |
| Frais de maîtrise d’œuvre, coordination et imprévus | 10 à 15 M€ |
| Total estimé | 80 à 120 M€ |
La réalisation d’un tel ouvrage s’inscrirait dans une vision à long terme, mais suppose des délais de plusieurs années entre les études préalables, les appels d’offres, les concertations publiques et la phase de construction. Une décision politique forte serait nécessaire pour acter ce chantier structurant et en faire une priorité nationale.
Face à une nature de plus en plus imprévisible, les autorités devront trancher rapidement : la sécurité des routes alpines ne peut plus attendre.
Image et estimation de coût constructions générés via une IA.

OUIIIIIIIIIIIII !!!!!!!
il serait plus pertinent de creuser un tunnel après les chavants jusqu en bas de la descente des égratz d environ 2 km
Bonsoir la construction d un autre viaduc la solution la plus appropriée notre gouvernement donne suffisamment d argent à l Ukraine alors pensons déjà à la sécurité des Français plutôt que de donner des avions à l Ukraine alors que Tromp lui fait payer les avions à l Ukraine j espère que le gouvernement Macron vas sauter et que les Français vons enfin descendre dans la rue et paralysé la France j ai ma fille et sa petite famille à Chamonix le jour de l éboulement elle est passée à 30mn de la catastrophe en revenant du travail voilà la solution faire cette construction se qui vas permettre d apporter de l emploi dans le secteur il faut voir aussi côté pollution avec les camions il n y a pas que le réchauffement
You explained this so clearly. I finally get it.